Cette année le festival du Hellfest proposait un programme imbattable avec des têtes d'affiche telles que Slayer, Megadeth, Dream Theater ou Emperor, une variété de groupes très appréciable et le retour de deux combos floridiens cultes qui nous avaient quittés en 1994: Cynic et Atheist! Un week-end inoubliable donc puisque j'ai eu l'occasion de rencontrer ces deux groupes (Cynic étant même venu chez moi avec leur tour-manager Michael Joffe qui n'est autre qu'un ami Hollandais chez qui j'ai vécu en 2004 à Amsterdam et accessoirement immense fan du groupe). A la demande de Sean Reinert, j'ai pu filmer le concert avec sa caméra, ce qui restera un moment mémorable même si je n'ai pas le recul nécessaire pour évaluer la performance du groupe. Qu'importe, le joie de voir se produire ce groupe (qui jouait un morceau inédit ce jour là - "Evolutionnary Sleeper") restera de toute façon immense. Même remarque pour Atheist, dont c'était le dernier show en Europe. Un concert diminué par un son moyen mais largement compensé par la fougue du groupe et le soutien du public. Tony Choy nous délivre une performance de très haute volée à la basse, bien épaulé par le charisme impressionnant de Kelly Shaeffer.
mercredi 27 juin 2007
HELLFEST (Clissondu 22 au 24 Juin)
Cette année le festival du Hellfest proposait un programme imbattable avec des têtes d'affiche telles que Slayer, Megadeth, Dream Theater ou Emperor, une variété de groupes très appréciable et le retour de deux combos floridiens cultes qui nous avaient quittés en 1994: Cynic et Atheist! Un week-end inoubliable donc puisque j'ai eu l'occasion de rencontrer ces deux groupes (Cynic étant même venu chez moi avec leur tour-manager Michael Joffe qui n'est autre qu'un ami Hollandais chez qui j'ai vécu en 2004 à Amsterdam et accessoirement immense fan du groupe). A la demande de Sean Reinert, j'ai pu filmer le concert avec sa caméra, ce qui restera un moment mémorable même si je n'ai pas le recul nécessaire pour évaluer la performance du groupe. Qu'importe, le joie de voir se produire ce groupe (qui jouait un morceau inédit ce jour là - "Evolutionnary Sleeper") restera de toute façon immense. Même remarque pour Atheist, dont c'était le dernier show en Europe. Un concert diminué par un son moyen mais largement compensé par la fougue du groupe et le soutien du public. Tony Choy nous délivre une performance de très haute volée à la basse, bien épaulé par le charisme impressionnant de Kelly Shaeffer.
jeudi 21 juin 2007
DEATH PROOF de Quentin Tarantino
Synopsis : C'est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce TRIO INFERNAL, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l'attention dont ces trois jeunes femmes sont l'objet n'est pas forcément innocente. C'est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible. Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menaçant...Sorti aux USA avec Planet Terror de son ami Rodriguez sous le nom de Grindhouse, Death Proof débarque en Europe en solo. Il est dommage de constater que le traitement n'est pas le même qu'aux USA où il est (était) fréquent de voir deux films sortir simultanément sur la même affiche ("double bill"), surtout dans les années 60 qui sont la principale source d'inspiration des deux réalisateurs. Renvoyant à cette période qui a vu nombre de nanars émerveiller leurs yeux de teenagers, les bobines de Rodriguez et de Tarantino sont tout simplement un hommage à ces films d'exploitation qui envahissaient alors les drive-in. En attendant de voir Planet Terror, le public européen pourra se consoler avec une version de Death Proof rallongée de 20 minutes (mais amputée des fameuses "fausses" bandes-annonces réalisées par Eli Roth, Rob Zombie, Edgar Wright et Robert Rodriguez).
La première chose qui frappe dans le métrage de Quentin Tarantino est son souci d'authenticité dans le traitement de son film: jump Cut, désynchronisation du son, image abîmée. Le film semble tellement sortir des 60's que l'on croit à un anachronisme lorsqu'une des actrices sort un portable de sa poche. Ce n'est pourtant pas la première fois que Tarantino nous fait le coup (séquences de Kung-Fu dans Kill Bill à l'image granuleuse et aux zooms incessants qui renvoient aux années glorieuses de la Show Brothers) mais cette fois-ci il nous ressort le gimmick pendant toute la durée du film, lui donnant ainsi un certain charme. D'autres éléments de l'univers Tarantinesque sont également présents: hommage à ses films de prédilection, bande-son rock n'roll déjantée et jouissive, clins d'oeil auto-référentiels (dialogues renvoyant à Reservoir Dogs, musique de Kill Bill, etc.) même si la trame de l'histoire reste basique, "slasher" oblige...
Divisé en deux parties distinctes qui voient Stuntman Mike s'attaquer à deux groupes de femmes, Death Proof souffre tout de même de certaines longueurs matérialisées par des dialogues parfois irritants car étirés au maximum. Si cela fonctionne bien dans la première partie du film où l'on s'intéresse de près aux futures victimes, le même traitement devient alors éreintant lorsque s'amorce la seconde partie du film. Il y a d'ailleurs fort à parier que les 20 minutes supplémentaires de la version européenne se situent dans ces longs moments. Pour autant, le film de Tarantino ne déçoit pas tant il transpire l'amour des films B du début à la fin. Une nouvelle fois avec l'ami Quentin, les personnages marquent les esprits (prestation impeccable de Kurt Russel qui nous rappelle ses meilleures heures de sa collaboration avec John Carpenter) et certaines scènes valent leur pesant de cacahuètes (premier crash dévoilé en autant de caméras que de victimes) le tout dans un esprit fun complètement assumé.
J'attends tout de même avec impatience la sortie DVD de Grindhouse afin de (re)découvrir les deux films dans leur forme originelle. Pour l'heure Tarantino de déçoit pas. Même s'il s'agit d'un film assez mineur dans la filmographie de son auteur, tant par les conditions de tournage (quelques jours) que son budget très limité, Deathproof est un grand moment de jubilation à tous les niveaux.
8/10

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mardi 15 mai 2007
SPIDER-MAN 3 de Sam Raimi (2007)
Nouvelle référence dans le domaine des adaptations de comics (en attendant le prochain Batman, à nouveau dirigé par le brillant Christopher Nolan), la saga des Spider-Man arrivait à un point critique avec le toujours périlleux troisième épisode (exercice bien souvent casse-gueule), d'autant plus que les deux premiers épisodes affichaient un sans faute insolent sur tous les tableaux.Sam Raimi affiche ainsi d'entrée ses ambitions (terriblement élevées et presque toujours atteintes) avec ce nouvel épisode. Peter Parker, psychologiquement toujours aussi instable, voit ses difficultés quotidiennes franchir un nouveau pallier: gloire naissante difficile à gérer, nouvelle petite amie, nouveaux rivaux. Les enjeux affectifs et belliqueux s'en trouvent donc décuplés et donnent une force émotionnelle constante au récit... mais font malheureusement apparaître quelques défauts mineurs: facilités scénaristiques (connections entre les personnages pas toujours subtiles et heureuses), symbolisme inutile (ah, ce drapeau américain flottant dans le dos de notre héros!) et personnages pas toujours assez approfondis (Venom en tête). Certains ajouteront à la liste quelques gags farfelus qui amuseront certainement les fans de Raimi (caméo de Bruce Campbell hilarante, scène de la danse digne de The Mask...) mais qui énerveront sans doute le spectateur lambda. A flirter ainsi près d'une ligne directrice aussi dangereuse et habité par une folie permanente, Sam Raimi ne fera sans doute pas que des heureux auprès des spectateurs mais assume sans cesse ses choix (risqués lorsque l'on adapte une telle B.D.) tout au long du film avec une détermination qui force le respect.
NB: A noter l'excellente utilisation du morceau "I'm Through With Love" dans le générique de fin, déjà entendu dans Everyone Says I Love You de Woody Allen.
jeudi 3 mai 2007
SADIST - Sadist (2007)
Bonnes nouvelles pour les fans de death-metal technique: après les retours confirmés de Cynic et Atheist, les italiens de Sadist nous reviennent avec le line-up reponsable du petit chef-d'oeuvre Tribe (1996). Le combo en a fini avec les expérimentations hasardeuses (Crust) et dangereuses (Lego) pour revenir à la musique des débuts.Dès le départ ("Jigrati" et ses percussions tribales) le groupe nous replonge avec délectation dans son glorieux passé: le style et le son (qui aurait gagné à être plus étoffé) sont inchangés et les riffs "Pestilenciens" abondent toujours ("One Thousand Memories", "Tearing Away"), le tout saupoudré de claviers aux sonorités si identifiables et de soli aériens qui nous rappellent que la grande force de Sadist demeure surtout dans ses ambiances exotiques particulières (le planant "Kopto", magnifique instrumental aux accents jazzy). La qualité constante des compositions et la richesse des idées font de ce Sadist un album en tout point réussi (ce qui n'était pas gagné d'avance au vu de la musique atypique du groupe et de son passé lointain) et certainement une de sorties majeures de 2007.
L'album se révèle être surtout une parfaite suite à Tribe tant le groupe continue d'explorer des territoires musicaux aussi peu défrichés que ces forêts vierges qu'évoque continuellement leur musique. Plus qu'un retour en arrière, il s'agit là d'un véritable retour en force, aussi jouissif qu'inespéré.
8/10
MEGADETH - United Abominations (2007)
Depuis le retour de Megadeth en 2004 et fort d'un excellent album (The System Has Failed), Dave Mustaine comptait capitaliser le succès du groupe avec un nouvel album.
L'album contient pourtant son lot de surprises avec des titres moins évidents qui demanderont plusieurs écoutes avant de dévoiler toute leur richesse ("Play For Blood" que n'aurait pas renié Pantera, "You're Dead" à l'ambiance malsaine, "Amerikahstan" et ses couplets parlés...). On passera rapidement sur la reprise du classique "A Tout Le Monde" qui n'apporte pas grand chose à l'édifice Megadeth pour saluer la courbe ascendante du groupe qui se dessine depuis Risk. Le seul bémol de ce United Abominations finalement réside sans doute chez les frères Drover, bons excécutants certes, mais qui peinent à imposer leur patte comme le faisaient en leur temps Marty Friedman et Nick Menza. Plus que jamais Dave Mustaine est le seul leader à bord. Puisse-t'il continuer à faire naviguer le vaisseau Megadeth encore loin et, qui sait, vers de nouveaux horizons...
8.5/10
ARSENAL - FULHAM : 3-1 (30 Avril 2007)
Equipe:
Lehman - Eboué, Touré, Gallas, Clichy - Fabregas, Gilberto, Diaby, Hleb - Adebayor, Baptista
vendredi 13 avril 2007
La Vie Après SIX FEET UNDER

DEXTER: Brillant expert judiciaire du service médico-légal de la police de Miami, Dexter Morgan est spécialisé dans l'analyse de prélèvements sanguins. Mais voilà, Dexter cache un terrible secret : il est également tueur en série. Un serial killer pas comme les autres, avec sa propre vision de la justice.
Nouvelle série mettant en scène Michael C. Hall (alias David Fisher dans Six Feet Under), Dexter brise un nouveau tabou en faisant d'un médecin légiste un redoutable serial killer pourchassant uniquement assassins et personnes peu recommandables ayant échappé au système juridique. Croisement improbable entre Se7en et Dix Petits Nègres d'Agatha Christie, Dexter possède un ton à la fois glaçant, cynique, drôle et émouvant. Comme Six Feet Under? Pas faux, à l'exception près que cette fois-ci Michael C. Hall ne se contente pas d'embaumer les cadavres mais en devient le principal fournisseur. Le tour de force de la série est de parvenir à rendre intéressant et attachant ce personnage sombre et torturé pour en faire un véritable (anti?) héros.
On suit donc de près Dexter, médecin légiste dont le passé flou ressurgit à chaque épisode, stigmatisant ainsi ses troubles et ses doutes. Si les affaires criminelles se succèdent assez rapidement au fil de la série, la trame principale repose sur un cas non résolu où un serial killer défie Dexter en faisant preuve d'une intelligence redoutable et d'une connaissance étonnante de la médecine. Acculant Dexter vers ses doutes et faisant ressurgir son passé, le tueur en série trouble sans cesse notre légiste dont la volonté d'être "comme les autres" est sans cesse ébranlée. Partageant sa vie avec une femme "aussi abîmée que lui" selon ses dires, Dexter est entouré de personnages également hauts en couleur, à commencer par sa demi-soeur, elle même travaillant à la crime, ainsi que ses collègues, intrigués par la froideur et l'absence d'émotions chez Dexter.

Michael C. Hall s'en tire vraiment très bien dans ce rôle peu évident et porte véritablement la série sur ses épaules mêmes si les scénaristes (déjà présents pour SFU et Les Soprano, excusez du peu) s'en donnent à coeur joie et semblent bénéficier de toute liberté pour cette série vraiment atypique.
La première saison comprend 12 épisodes, ce qui permet à l'intrigue de se dévoiler sans temps mort ni longueur. Diffusée à partir de mai sur Canal +, Dexter est un "must have" pour tous les fans de séries irrévérencieuses dont Six Feet Under, Dead Like Me ou Nip/Tuck font partie. Une deuxième saison est en préparation (début du tournage début mai) pour une diffusion en septembre.
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THE LOST ROOM: Juste avant de mourir, un jeune homme confie à l'inspecteur Joe Miller la clé d'une chambre de l'hôtel Sunshine, située aux abords de la mythique Route 66. Il ne sait pas encore qu'il vient d'entrer en possession d'un objet puissant et terriblement convoité, ouvrant une porte vers un univers parallèle. Miller, qui s'est lancé à la recherche de sa fille perdue dans cette chambre d'hôtel, devient la proie de tous et de tout ce qui désire son bien le plus précieux : la clé.
Mini-série de 3 épisodes (d'une durée de 90 minutes pour chacun), The Lost Room nous présente cette fois-ci le frère aîné de la famille Fisher (Peter Six Feet Under Krause) dans un autre contexte: le fantastique. Joe Miller enquête sur une sombre affaire qui le voit entrer en possession d'une mystérieuse clé permettant d'accéder à des mondes parallèles jusqu'au moment où sa vie se retrouve en danger et sa fille kidnappée. D'autres objets, d'apparence banale mais dotés d'importants pouvoirs semble pointer vers l'origine du monde et concerner Dieu lui-même.
Sur un pitch pourtant peu original (mondes parallèles), la série surprend par ses rebondissements bien sentis et un scénario qui se dévoile, au final, très prenant et vraiment inventif. Le format permet un rythme haletant et la conclusion, vraiment excellente, permet une ouverture sur une éventuelle suite. Une excellente surprise!


